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Le web 2.0 est résolument relationnel {Difficile de comprendre
également quel est ce web 2.0 dont tout le monde parle, tant les définitions semblent s’opposer. Comme le souligne l’animateur d’Homo-Numéricus : “On voit bien qu’il s’agit d’un même
phénomène, mais aux multiples dimensions. Certains insistent sur la dimension technique, d’autre sur les pratiques éditoriales,
d’autre encore sur la dimension sociologique.” D’un côté, il est vu comme le basculement des techniques vers des services, de
l’autre il représente un nouveau réseau d’interaction sociale. Dans les deux cas pourtant, il replace l’utilisateur et ses
relations avec les autres, plutôt qu’avec des contenus ou des machines, au centre de l’internet. Le web 2.0 est résolument
relationnel.|L’éditeur Tim O’reilly rappelle certainement le mieux d’où vient la formule : à son origine, le terme “web 2.0″
capturait le sentiment commun selon lequel il se passait quelque chose de qualitativement différent sur le web d’aujourd’hui. Pour
lui, comme pour l’ancien rédacteur en chef de Wired, Kevin Kelly, la clef du succès dans cette nouvelle étape de
l’évolution du web réside dans l’intelligence collective. “Le web 2.0 repose sur un ensemble de modèles de conception : des
systèmes architecturaux plus intelligents qui permettent aux gens de les utiliser, des modèles d’affaires légers qui rendent
possible la syndication et la coopération des données et des services… Le web 2.0 c’est le moment où les gens réalisent que ce
n’est pas le logiciel qui fait le web, mais les services !”|Vu par les techniciens de l’internet, le “nouveau” web a pour objectif
de rendre les sites web compréhensibles par des machines via un ensemble de technologies (pour résumer, celles du “web sémantique”)
qui permettent d’agréger ou de partager des services et des contenus, de refondre les interfaces, etc. Vu par les designers, le web
2.0 parle de l’amélioration de l’expérience utilisateur. Ainsi, pour Frédéric Cavazza, spécialiste d’utilisabilité et d’ergonomie, le web 2.0 combine, d’un côté,
une amélioration des interfaces utilisateurs et de l’autre, des architectures plus flexibles, des protocoles de communication plus
ouverts (web services), une interopérabilité plus poussée… Le web 2.0 repose sur une multitude de petites améliorations
technologiques (la révolution AJAX, comme disait récemment encore Wired), ergonomiques (interfaces riches), sémantiques (micro-
formats)… qui donnent des résultats d’une grande souplesse d’utilisation comme NetVibes par exemple, un agrégateur en ligne
utilisant ces techniques.} {A qui s’adresse en définitive le Web 2.0, se demande alors le consultant en “usabilité” Peter Merholz ?
Aux ordinateurs, comme le clame Jeff Bezos d’Amazon, ou
bien aux utilisateurs auxquels il confère un pouvoir nouveau ? Joshua Porter se range résolument du côté des utilisateurs :
technologiquement, rien d’essentiel n’a changé sur l’internet depuis 10 ans. L’essence du “nouveau web” réside dans ce qu’en font
aujourd’hui les gens. Pour lui, le web 2.0 c’est le partage de l’information, fondé sur des bases de données ouvertes qui
permettent à d’autres utilisateurs de les employer.|Pour tous, le web 2.0 est une plate-forme d’innovation qui fait en quelque
sorte du web un système d’exploitation. Richard Marcus, de Web 2.0
Explorer, met tout le monde d’accord : que ce soit celles des techniciens, des sociologues, des web designers, des philosophes, des
éducateurs, des businessmen… toutes les définitions du web 2.0 comptent, comme le souligne aussi Richard MacManus qui en a
répertorié beaucoup.}
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